{"id":406,"date":"2026-07-10T21:49:27","date_gmt":"2026-07-10T21:49:27","guid":{"rendered":"https:\/\/frontera.co.in\/?p=406"},"modified":"2026-07-13T09:50:11","modified_gmt":"2026-07-13T09:50:11","slug":"rossini-la-cenerentola-turin-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/frontera.co.in\/?p=406","title":{"rendered":"Rossini, La Cenerentola Turin"},"content":{"rendered":"<p>Est-ce pour cela que le plateau peine \u00e0 convaincre, bien que plusieurs des participants aient d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9 leur r\u00f4le ? Quant au baron et \u00e0 Alidoro, le complet du premier ne refl\u00e8te pas ses pr\u00e9tentions ridicules, et la simplicit\u00e9 informelle du deuxi\u00e8me, quand il a d\u00e9pos\u00e9 son frac d\u00e9penaill\u00e9 de musicien des rues, n\u2019invite pas au respect, jusqu\u2019\u00e0 ce que son uniforme d\u2019aviateur \u2013 ali d\u2019oro \u2013 lui donne un peu de prestance. La tenue de joueur de polo endoss\u00e9e par le prince et sa suite ne sied pas \u00e0 tous, et d\u2019abord au prince lui-m\u00eame. Quant aux costumes, sign\u00e9s eux aussi Clarac et Deloeuil, si leur r\u00f4le est d\u2019exprimer le c\u00f4t\u00e9 social, ils ne caract\u00e9risent pas nettement les protagonistes. A la fin de l\u2019ouverture, le rideau noir qui servait de fond \u00e0 l\u2019\u00e9talage de linge \u00e9tendu d\u00e9voile en disparaissant une structure cubique centrale, pouvant tourner sur elle-m\u00eame et dont les c\u00f4t\u00e9s peuvent se d\u00e9ployer, r\u00e9v\u00e9lant ainsi les diff\u00e9rents lieux pr\u00e9vus par le livret. De m\u00eame ils ne veulent pas voir Clorinda et Tisbe comme des \u00ab chipies hyst\u00e9riques et caricaturales \u00bb mais comme \u00ab deux jeunes femmes sinc\u00e8rement hant\u00e9es par la peur du d\u00e9classement \u00bb.<\/p>\n<h2>Critique Musicale Et Autres Textes Sur La Musique (romain Rolland)<\/h2>\n<p>Cette architecture, Alberto Zedda la voyait comme un des t\u00e9moignages les plus indiscutables du g\u00e9nie du compositeur qui, \u00a0a \u00a025 ans, ma\u00eetrise magistralement les tempi, les suspendant \u00a0ou les acc\u00e9l\u00e9rant selon les situations, avec une \u00e9conomie de moyens qui \u00e9bahit tant elle produit d\u2019effets sur l\u2019auditeur. Leur duo, faut-il le redire, est d\u2019une dr\u00f4lerie totalement s\u00e9duisante. Si nous avons manqu\u00e9 son premier air, o\u00f9 sans s\u2019en rendre compte le personnage expose sa balourdise satisfaite, celui du deuxi\u00e8me acte comble parce que la diction est parfaite, le chant syllab\u00e9 est d\u2019une clart\u00e9 impeccable, la rapidit\u00e9 labiale intacte et la composition sc\u00e9nique toujours aussi impressionnante, d\u2019une expressivit\u00e9 efficace qui \u00e9vite les surcharges. La voix sonne bien, sans exc\u00e8s de puissance, mais est-elle la basse noble que nous aimons ? Ni d\u00e9hanchements ni d\u00e9sordre, mais un mouvement collectif comme on pourrait en voir dans une revue qui s\u2019accorde \u00e0 la situation <a href=\"https:\/\/www.kongregate.com\/en\/accounts\/hazcasino\"> https:\/\/www.kongregate.com\/en\/accounts\/hazcasino<\/a>, une belle contribution au spectacle.<\/p>\n<h2>Spectacles<\/h2>\n<ul>\n<li>Les ch\u0153urs (exclusivement masculins) peuvent eux aussi encore gagner en mordant et affiner leur diction.<\/li>\n<li>Un r\u00e9gal pour les yeux et les oreilles qui a suscit\u00e9 un vif enthousiasme des jeunes auditeurs, hilares et heureux.<\/li>\n<li>La direction d\u2019acteur ne manque pas d\u2019outrer ce qui peut l\u2019\u00eatre, mais qu\u2019importe, cela plait, cela fait rire, et c\u2019\u00e9tait sans doute le but recherch\u00e9.<\/li>\n<li>Notre conviction est qu&#8217;une publicit\u00e9 de qualit\u00e9 et bien int\u00e9gr\u00e9e dans le design du site sera beaucoup mieux per\u00e7ue par nos visiteurs.<\/li>\n<li>Adaptation et mise en sc\u00e8ne<\/li>\n<\/ul>\n<p>Antoine Foulon campe un Alidoro majestueux\u00a0avec sa voix puissante et bien projet\u00e9e coupl\u00e9e \u00e0 une excellente diction \u00e0 l\u2019instar du Dandini de Sergio Villeglas Galvain, remarquable du d\u00e9but \u00e0 la fin de la repr\u00e9sentation. Les metteurs en sc\u00e8ne y ajoutent chaque fois un grain de folie tr\u00e8s agr\u00e9able, proposant des transpositions n\u00e9cessairement lisibles et toujours tr\u00e8s bien rythm\u00e9es. La pr\u00e9sentation du spectacle par Maria Kataeva\/Cenerentola (en allemand) et Levy Sekgapane\/Don Ramiro (en anglais). Les spectateurs n\u2019en perdent \u00e9videmment pas une miette et ovationnent le spectacle.<\/p>\n<h2>Rossini, La Cenerentola \u2014 Toulon<\/h2>\n<p>Et pour finir, le timbre particuli\u00e8rement sombre de Maria Kataeva conf\u00e8re d\u2019embl\u00e9e gravit\u00e9 et s\u00e9rieux \u00e0 son personnage d\u2019Angelina, une Cendrillon qui triomphe parce qu\u2019elle choisit la bont\u00e9 comme le veut Rossini, mais qui est avant tout une ma\u00eetresse femme suffisamment intelligente et patiente pour arriver \u00e0 ses fins et ne pas se laisser marcher sur les pieds. Visiblement \u00e0 l\u2019aise, le jeune homme se montre g\u00e9n\u00e9reux de bout en bout dans des vocalises vaillantes, acrobatiques et d\u2019une insolente projection qui semble ne pas conna\u00eetre de limites. En vif contraste, le timbre clair et lumineux du t\u00e9nor Levy Sekgapane fait merveille en prince Don Ramiro. Litt\u00e9ralement dop\u00e9s par une battue \u00e9nergique d\u2019un chef qui semble se d\u00e9lecter comme jamais du festin qu\u2019il a compos\u00e9, tout le plateau est survitamin\u00e9 et en pleine possession de ses moyens. Toute l\u2019\u00e9nergie, l\u2019inventivit\u00e9, la beaut\u00e9 des airs et l\u2019intelligence de l\u2019\u0153uvre de Rossini se trouvent ici servis avec \u00e9vidence et conviction. Mise en sc\u00e8neVincent HuguetLumi\u00e8resChristophe ForeyD\u00e9corsPierre YovanovitchCostumesCharles de VilmorinMobilierTh\u00e9\u00e2tre de B\u00e2le<\/p>\n<p>Un groupe de jeunes ( ?) fait irruption sur la sc\u00e8ne, brutalise le pauvre, qui doit d\u00e9guerpir, la jeune fille repara\u00eet, portant deux sacs, l\u2019air \u00e9puis\u00e9, et le rideau se referme, l\u2019ouverture a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e. Pr\u00e9sent\u00e9e comme une version de concert avec mise en espace et un ensemble de voix qui ne sont pas celles de superstars, cette Cenerentola s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e, avec trois fois rien (en apparence), \u00eatre une mise en sc\u00e8ne \u00e9blouissante, tout simplement g\u00e9niale ! Restent Michele Pertusi qu&#8217;ona connu plus en voix dans le r\u00f4le d&#8217;Alidoro et Bruno Campanella quifait bien p\u00e2le figure face \u00e0 Riccardo Chailly, chef au disque.<\/p>\n<h2>\u00ab Je Me Sens Encore Davantage Dessinatrice Que Sc\u00e9nariste \u00bb<\/h2>\n<p>Les ch\u0153urs (exclusivement masculins) peuvent eux aussi encore gagner en mordant et affiner leur diction. Les deux s\u0153urs de Cendrillon, respectivement H\u00e9lo\u00efse Poulet (Clorinda) et Alix Le Saux (Thisbe), parfaitement assorties physiquement, ne quittent pas la grossi\u00e8re caricature dans des costumes peu flatteurs, mais s\u2019acquittent honorablement de leur r\u00f4le. Dave Monaco est tr\u00e8s brillant \u00e9galement dans le r\u00f4le du Prince Ramiro, avec des aigus impressionnants (c\u2019est ce que tout le monde attend) mais peu de vari\u00e9t\u00e9 de couleurs. Tant \u00e0 l\u2019orchestre que sur le plateau, les ensembles sont r\u00e9gl\u00e9s au cordeau, l\u2019\u00e9criture tellement d\u00e9licate de Rossini, tout en contrastes et virtuosit\u00e9 vocale, est parfaitement rendue.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Est-ce pour cela que le plateau peine \u00e0 convaincre, bien que plusieurs des participants aient d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9 leur r\u00f4le ? Quant au baron et \u00e0 Alidoro, le complet du premier ne refl\u00e8te pas ses pr\u00e9tentions ridicules, et la simplicit\u00e9 informelle du deuxi\u00e8me, quand il a d\u00e9pos\u00e9 son frac d\u00e9penaill\u00e9 de musicien des rues, n\u2019invite pas&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-406","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategory"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/406","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=406"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/406\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":407,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/406\/revisions\/407"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=406"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=406"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/frontera.co.in\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=406"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}